L’art de vivre longtemps passe par une adaptation permanente et nécessite donc d’inventer la vie à chaque instant.
Même un enfant vieillit ! Et quelque soit la prolongation du bail il faudra bien partir un jour. Pour ceux qui en sont arrivés là, après 4 ou 5 décennies de dur labeur, et dont l’état de santé est satisfaisant, l’esprit et la mémoire en état de marche, ou pour ceux qui auraient encore quelques problèmes, voilà quelques recommandations pour entreprendre le grand voyage du retour dans les meilleures conditions possibles, c’est-à-dire partir d’une mort naturelle, pendant son sommeil, libre et lucide jusqu’au bout.
En dehors de quelques rares exceptions, nous avons tous abusé des plaisirs de la vie, fait de nombreuses erreurs vitales, alcool, tabac, drogue, médic, etc. Mais le plus courant sont les envies de compensation. Les obligations professionnelles. Les fréquents petits plaisirs et les énormes désirs. Hélas, tous ces excès quelques qu’en soient les motifs, ont laissé des traces indélébiles dans notre corps et dans notre tête qu’il va falloir tenter d’effacer. Si vous avez conservé encore quelques habitudes du temps d’avant, petit café du matin, quelques cigarettes par ci par là ou un verre d’alcool avec une bonne bouffe, c’est l’ultime moment pour y mettre fin, si vous l’estimez nécessaire.
À partir d’un certain âge tout changement devient laborieux et nécessite une grande dépense d’énergie, et maintenant que l’énergie commence à être comptée, il vaut mieux la réserver pour l’essentiel et pour le présent, l’essentiel c’est d’arriver au bout du voyage en bon état.
Entretenir l’acquis, maintenir le statut quo, c’est tout ce qu’il reste à faire, il est trop tard pour modifier profondément une condition déficiente chronique, résultat des activités de toute une vie. Maintenant l’heure du bilan est là, et quelque soit cet état il faudra faire avec.
Préserver et prolonger jusqu’au bout une qualité de vie transcendante, nécessite la prise en compte de trois facteurs essentiels à la conservation d’une condition de santé que la plupart d’entre nous, ont mis de nombreuses années à construire ou à détruire. Ces trois éléments sont :
Le mouvement : c’est-à-dire l’aptitude à se déplacer et à se mouvoir.
Le jugement : soit la faculté de penser et de choisir.
L’alimentation : la capacité de se nourrir correctement.
À eux trois ils représentent la raison d’être de ce choix de vie. La liberté spirituelle commence avant tout par sa propre liberté décisionnelle. Aucun des trois n’est prioritaire, ils sont interdépendants, si un seul fait défaut, nous perdons cette liberté parce que nous perdons la faculté d’autodétermination.

Marcher, manger, penser par personne interposée. Finir sa vie en fauteuil roulant dans un E.M.S. (Établissement médical-social, ou mouroir pour vieux) à la merci d’aides soignantes pressées, ce n’est pas la bonne voie, ce n’est pas notre choix et ce n’est pas une fatalité.
prochain article : la retraite est là.
Même un enfant vieillit ! Et quelque soit la prolongation du bail il faudra bien partir un jour. Pour ceux qui en sont arrivés là, après 4 ou 5 décennies de dur labeur, et dont l’état de santé est satisfaisant, l’esprit et la mémoire en état de marche, ou pour ceux qui auraient encore quelques problèmes, voilà quelques recommandations pour entreprendre le grand voyage du retour dans les meilleures conditions possibles, c’est-à-dire partir d’une mort naturelle, pendant son sommeil, libre et lucide jusqu’au bout.
En dehors de quelques rares exceptions, nous avons tous abusé des plaisirs de la vie, fait de nombreuses erreurs vitales, alcool, tabac, drogue, médic, etc. Mais le plus courant sont les envies de compensation. Les obligations professionnelles. Les fréquents petits plaisirs et les énormes désirs. Hélas, tous ces excès quelques qu’en soient les motifs, ont laissé des traces indélébiles dans notre corps et dans notre tête qu’il va falloir tenter d’effacer. Si vous avez conservé encore quelques habitudes du temps d’avant, petit café du matin, quelques cigarettes par ci par là ou un verre d’alcool avec une bonne bouffe, c’est l’ultime moment pour y mettre fin, si vous l’estimez nécessaire.
À partir d’un certain âge tout changement devient laborieux et nécessite une grande dépense d’énergie, et maintenant que l’énergie commence à être comptée, il vaut mieux la réserver pour l’essentiel et pour le présent, l’essentiel c’est d’arriver au bout du voyage en bon état.
Entretenir l’acquis, maintenir le statut quo, c’est tout ce qu’il reste à faire, il est trop tard pour modifier profondément une condition déficiente chronique, résultat des activités de toute une vie. Maintenant l’heure du bilan est là, et quelque soit cet état il faudra faire avec.
Préserver et prolonger jusqu’au bout une qualité de vie transcendante, nécessite la prise en compte de trois facteurs essentiels à la conservation d’une condition de santé que la plupart d’entre nous, ont mis de nombreuses années à construire ou à détruire. Ces trois éléments sont :
Le mouvement : c’est-à-dire l’aptitude à se déplacer et à se mouvoir.
Le jugement : soit la faculté de penser et de choisir.
L’alimentation : la capacité de se nourrir correctement.
À eux trois ils représentent la raison d’être de ce choix de vie. La liberté spirituelle commence avant tout par sa propre liberté décisionnelle. Aucun des trois n’est prioritaire, ils sont interdépendants, si un seul fait défaut, nous perdons cette liberté parce que nous perdons la faculté d’autodétermination.

Marcher, manger, penser par personne interposée. Finir sa vie en fauteuil roulant dans un E.M.S. (Établissement médical-social, ou mouroir pour vieux) à la merci d’aides soignantes pressées, ce n’est pas la bonne voie, ce n’est pas notre choix et ce n’est pas une fatalité.
prochain article : la retraite est là.



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