lundi 20 octobre 2008

PEINES DE MORT

Votre mort nous intéresse


Aide au suicide dans les EMS: vers la fin d'un tabou ? L’association d’assistance au suicide
EXIT fait encore parler d’elle ! Elle vient de lancer une initiative populaire dans le canton de Vaud pour pouvoir entrer dans tous les EMS au bénéfice de subventions publiques. Le but d’EXIT : faciliter l’aide au suicide des résidents d’EMS qui en feraient la demande. Dans notre société où la durée de vie s’allonge et avec elle des pathologies comme Alzheimer et autres démences, cette initiative soulève des questions importantes, délicates, voire dérangeantes. Choquante, excessive, inacceptable pour certains, cette initiative ouvre un débat public sur la pratique - encore relativement taboue – de l’assistance au suicide en fin de vie.

La polémique fait rage dans la plupart des pays européens concernant le droit au suicide assisté pour des personnes en fin de vie. En Suisse où ce droit est déjà acquis à titre privé, on veut aller encore plus loin, apporter cet ultime service, au coeur du problème, là ou il y a la plus grande densité de demandeur au bout du rouleau : dans les EMS ( établissements médicaux sociaux).

Reportages, films, témoignages sur ces hôtels du dernier voyage, d'où l'on ne ressort qu'allongé dans un corbillard, sont de plus en plus présents dans les médias. Après les avoir entendus et visionnés - si vous en avez le courage - s'il vous restait encore un peu d'espoir pour vos derniers jours, celui çi aura définitivement disparu. Ne subsistent alors qu'angoisse et désespérance pour votre propre fin. Pour accepter cette triste destinée, ne reste que le déni ( je ne veux pas le savoir), ou une chance aléatoire de ne pas en arriver à cette terrible extrémité.

C'est cette résignation morbide, qui malheureusement, contribue à considérer une fin de vie en EMS comme normale, un mal nécessaire auquel la plupart d'entre nous doivent s'attendre. Mais ce qu'il faut bien savoir, c'est que rentrer dans de tel établissement et déjà une sorte de suicide social. Dès la porte franchie, vous n'êtes plus maître de votre destin et encore moins de votre mort, suicide ou pas.


Alors suicide assisté en EMS ou soins palliatifs, là n'est pas la véritable question. La seule est unique interrogation que l'on doit se poser, c'est… - est-il possible d'éviter cette tragique dernière séquence et si oui ?Comment ?

Voilà quelques pistes que j'ai expérimentées jusqu'à ce jour, j'ai 75 ans.


Tout d'abord, ne pas attendre la retraite ou une incapacité physique pour y réfléchir. C'est dès l'âge de cinquante ans qu'il faut commencer à modifier son mode de vie. Changer volontairement des habitudes profondément ancrées, sans attendre le coup de semonce de la maladie, est extrêmement difficile, certains n'y arrivent jamais.


Pour s'en convaincre et se motiver, il suffit de regarder autour de nous, dans notre propre famille, parmi nos connaissances plus âgées, ce qui se passe et comment certains terminent tristement leur vie. Aller visiter un proche dans un EMS ou dans un hôpital de gériatrie est souvent une épreuve traumatisante. Assister à la déchéance physique et mentale d'êtres aimés est l'expérience la plus terrible qui puisse arriver, pire que la mort.

Éviter cela, vaut tous les sacrifices, nous avons eu 50 à 60 ans pour profiter des plaisirs que nous offre la vie, - pour autant de ne pas avoir dépassé la limite du non-retour - il est temps maintenant de mettre un frein à certains comportements dangereux pour la santé connus de tous : l'abus de tabac - d'alcool - de sexe - de bonnes bouffes - et d'excès en tout genre. Commencer assez tôt permet de changer en douceur. Attendre le jour de la retraite pour prendre ces bonnes décisions et parfois trop tard et trop pénible. En tout cas, à 65 ans, ces problèmes doivent avoir été réglés. Une nouvelle vie plus saine, installée et acceptée pour les 30 à 40 années suivantes octroyées, non pas par la chance ou le destin, mais de sa propre volonté.

Par cette prise de conscience, suivie d'une reprise en main radicale, le spectre d'une déchéance finale inéluctable s'éloigne et finit même par disparaître. Maintenant il est possible d'envisager avec confiance et sérénité un avenir riche d'expériences nouvelles, de développement spirituel et de mieux-être. J'ai écrit 14 articles dans la rubrique "Mieux Vivre" de ce blog, que je vous conseille de lire ou de relire. j'y décris l’essentiel des précautions nécessaire, voire indispensable pour éviter de finir sa vie dans un établissement médicalisé, mais pas socialisé.

Pour lire, cliquez sur le titre -

  1. Vieux gros et radin.
  2. N'attendez pas d'être vieux pour rester jeune
  3. L'espérance de vie
  4. Si vous êtes encore en vie à 70 ans.
  5. La jeunesse éternelle.
  6. Les seigneurs du temps.
  7. La trilogie secrète
  8. La retraite est là.
  9. Penser et créer.
  10. Manger.
  11. Bouger.
  12. Une journée idéale.
  13. Soyez sourds et aveugles aux sirènes publicitaires.
  14. Alimentations des seniors.
Voici encore quelques attitudes qui peuvent nous aider à passer plus harmonieusement du troisième au quatrième âge :

  • Surmonter le mythe de l’ordinateur.
  • Rester en rapport avec les autres, en s’intéressant à leur univers.
  • Ne pas croire que notre expérience soit forcément valable aujourd’hui.
  • L’évocation du passé ou de sa santé n'a, d’intérêt que pour nous-mêmes.
  • Éviter que ceux qui viennent vers nous sachent d’avance ce que nous allons leur dire.
  • Être disponible pour son prochain.
  • Ne pas croire qu’à un certain âge on a droit à la considération générale.
  • Enfin, surtout retrouver le sens de l’émerveillement devant cette grande aventure qu’est la vie.
En ce qui me concerne, je n’ai pas d’autre choix que de me passionner pour le futur étant donné que je vais y passer le restant de mes jours.


vendredi 10 octobre 2008

ÉLOGE DE LA VIEILLESSE

Autour de moi, en moi, tout moisit, tout pourrit, tout se corrompt, tout s'écroule, tout fout le camp. Les commandes de cette machine admirablement huilée que j'étais répondent de moins en moins à mes sollicitations, certaines d'entre elles n'obéissent déjà plus du tout. Le monument de chair, d'os et d'esprit qui me compose, se décompose. Mon cerveau qui fonctionnait si bien, perd, à chaque seconde qui passe, des milliers de neurones. Je suis en train de retourner au pot commun.
Ma mémoire fout le camp, mes jambes me portent mal, mon caractère s'aigrit, j'écoute davantage mes petits bobos que le chant des oiseaux. Ma vue déconne. Mes veines et mes artères charrient un sang alourdi de graisses et pollué d'alcool, qui ralentit peu à peu toutes mes fonctions vitales.
Et pourtant je suis là, à la fois enthousiaste, vulnérable et heureux. Heureux de parcourir la dernière ligne droite avant les tortueux méandres de l'agonie programmée, marri de n'avoir pas accompli tout ce dont ma jeunesse rêvait.
Chaque soir de par le monde, 200 000 personnes meurent et les milliards d'électrons qui les composent retournent très vite ou tout doucement au pot commun.
Chaque matin il en naît davantage, jaillis des ventres ensemencés par la poussière des défunts. Et ces moisissures, à l'échelle de l'univers, prolifèrent, croissent et vivent de la substance même des disparus.
Chaque jour, plus de 200 000 fois sur notre petite terre, grain de poussière voguant dans l'espace silencieux et inachevé, le miracle se reproduit magique et terrifiant, de ces minuscules graines semées dans des ventres, qui viennent éclore à l'air libre, petits monstres fragiles qui deviendront victimes, esclaves, petits gavés, voyous, saints ou prédateurs.
Ce processus fantastique et merveilleux, je l'observe chaque jour avec une gourmandise et une jubilation croissantes. Car, tout en se décomposant irrémédiablement en particules inactives, l'être que je suis encore, juste avant de disparaître, rassemble en lui-même l'expérience acquise, la richesse des souvenirs et toute la mémoire du monde.
Si la vieillesse est un naufrage, elle est aussi pour le sage, une merveilleuse apothéose.
Sous les craquelures de ma peau, sous les décombres de mon corps en lente décomposition, ravagé par les maladies et les tumeurs, où les parasites s'en donnent à cœur-joie, les microbes et les virus s'activent, circule encore, pour quelques heures ou quelques mois, la sève vive, le sang riche de l'apport des ans, chargé de toutes les nourritures assimilées.
Mon cerveau, jadis magnifique et orgueilleux seigneur de moi-même, luttera jusqu'à la dernière seconde pour me restituer à travers une mémoire qui s'estompe, les horreurs et les merveilles que j'ai vécues, les sensations monstrueuses et inouïes que j'ai éprouvées, les souvenirs banals ou extraordinaires des instants sombres ou lumineux qui furent ma fortune et ma raison d'être.
Certes, la vieillesse peut-être considérée comme un naufrage pour notre corps périssable, mais jamais pour notre esprit qui, à l'instant même de se déconnecter, de s'éteindre, de se dissoudre à jamais dans l'immensité du temps et de l'espace, projette en nous et autour de nous, les dernières fulgurances, les dernières harmonies, les derniers enchantements d'une symphonie qui s'achève.
La vieillesse, amis vieillards, mes frères du noble et dernier âge, la vieillesse est un immense et somptueux privilège, un trésor inestimable, une période grave et riche que la nature nous confie et dont le destin nous gratifie.
Certes cet âge nous prive de quelques forces physiques mais concentre mieux nos forces spirituelles. Nous n'avons plus à nous battre pour faire fortune : nous pouvons jouir sans remords de notre pauvreté pleine de dignité ou de l'indécente fortune matérielle que nous avons accumulée. Vieillards, nous sommes porteurs de toute l'expérience de l'espèce, les conservateurs de sa mémoire. Les garants de son avenir. Sans nous, sans notre dépeçage, sans notre immolation programmée par la nature, pas de renaissance ni de perpétuation.
Si la jeunesse représente l'élan, l'aventure, la passion, la vieillesse est l'accomplissement, le havre, le capital et la cible.
Soyons fiers d'être âgés, d'être vieux, de bons vieux, de terribles vieux. Soyons de fermes et incontournables obstacles à la connerie, à la débandade et à la déchéance humaines. La jeunesse se dissipe, elle obéit au principe d'entropie. La vieillesse concentre, cristallise, elle préside au principe de la néguentropie.
Nous sommes la mémoire vivante du monde et de l'espèce. De notre poussière, de notre charogne pourrissante, de notre carcasse effritée, naîtront après notre mort, les générations futures d'autant plus fortes et plus belles que le compost issu de notre désagrégation, sera plus riche d'énergie concentrée. Matérielle et immatérielle. Immortelle. La vieillesse est tout cela et bien d'autres merveilles encore. Elle est le temps de la sérénité, la période où nous savons que les jeux sont faits, que nous ne pouvons plus rien changer à notre destinée, ou si peu.
Mais, notre bouche démeublée, perclus de rhumatismes, secoués par des tremblements, à demi aveugles, souffrant mille douleurs épouvantables, rendus incontinents par le relâchement de nos sphincters, désarmés pour la bagatelle, nous pouvons encore, par nos ultimes réflexions, nos dernières paroles, les gestes de tendresse esquissés par nos mains parcheminées et tordues, nos regards chargés d'amour, projeter sur nos proches ou les inconnus assistant à notre agonie, toute la richesse que nous avons accumulée.
Je sais, nous ne mourrons pas tous ainsi. Certains départs sont atroces. Il est des êtres pourrissant non seulement dans leur tête mais également dans leur cœur. Non seulement ils pissent, ils défèquent sous eux, mais ils récriminent, vitupèrent, maudissent et blasphèment ; leur bile se transforme en haine, leur peur devient méchante, leurs pensées se putréfient. Mais la loi de la nature est ainsi faite que la beauté peut naître du cloaque, une rose du fumier, le diamant du charbon.
Tous les vieillards ne se souviennent plus que leur être est unique, que leur existence est unique, que le plus pauvre, le plus petit, le plus laid, le plus difforme, le plus vil d'entre nous est une merveille absolue, un joyau d'une valeur inestimable, un élément incontournable et inaltérable du grand Tout.
Chacun de nous compte, car chacun de nous est différent. Cette différence de chaque individu, de chaque molécule, de chaque atome, permet la complexification croissante, la spirale ascendante, l'enrichissement de l'espèce.
Certes, il existe une hiérarchie universelle, la beauté, la bonté, la pureté, la vérité valent mieux que leurs contraires, mais devant la mort, cette ultime apothéose, nous devenons tous égaux, car chacun de nous est un maillon de la chaîne, aussi nécessaire que le maillon qui nous précède que le maillon qui nous suit. Sans laideur la beauté n'existerait pas. Sans l'existence du mal comment reconnaîtrions-nous la bonté? Sans péché il n'y aurait plus de pureté ni de vertu. Le mensonge finit toujours par succomber devant la vérité.
Du vermisseau à l'étoile, de l'atome à l'ensemble des galaxies qui composent l'univers, chaque chose, chaque objet, chaque sentiment, chaque être a sa place, sa raison d'être, sa nécessité absolue d'exister, sa noblesse et sa gloire.
Cela n'empêche pas, que chacun de nous doive, s'il le peut, s'il le veut, concourir à créer plus d'amour, davantage de beauté, d'enthousiasme et de bonheur autour de lui. C'est même pour beaucoup d'entre nous une nécessité, un devoir, une raison de vivre.
Parmi nous il est des êtres qui sont et d'autres qui paraissent. Ceux qui préfèrent l'avoir à l'être. Il y a ceux qui prennent davantage qu'ils ne reçoivent et ceux qui donnent davantage qu'ils ne perçoivent. Il y a, et il faut de tout dans l'univers, du meilleur et du pire, du très laid et du très beau. Du magnifique et de l'ignoble. Du bon et du méchant. Des étrons et des roses.
Les crachats et les baisers peuvent jaillir d'une même bouche. L'amour et la haine des mêmes yeux. Chaque homme dispose à sa naissance d'une place réservée dans l'univers. Une place différente de celle de son voisin. Chaque être est programmé de telle sorte qu'il peut choisir dans l'éventail des innombrables possibilités d'existence qui lui sont offertes, celles qu'il souhaite. Il peut, s'il le veut, changer de place en cours de route.
Certains hommes reçoivent tout et n'en font rien. Certains êtres souffrent d'un terrible handicap ou d'effroyables tares et deviennent de grands hommes ou de grands saints. Ils n'ont presque rien reçu mais de ce rien ils font merveille. Il est aussi des enfants gâtés, le "cul bardé de nouilles", nés avec des "couilles en or" qui sombrent dans la drogue ou le crime. Mais chacun de nous a sa place, chaque action sa raison d'être, même la plus vile. L'harmonie naît des oppositions, des contraires. La laideur peut naître de la beauté. Le crime de la vertu.
L'admirable est que le crime soit aussi nécessaire à la vie que la vertu, que la beauté soit aussi essentielle à l'harmonie de l'univers que la laideur. Sans vieillesse pas de jeunesse, il n'est pas de renaissance sans mort.
Vieillard, mon ami, mon frère, souviens-toi que, jusqu'à l'ultime souffle de ton existence, tu peux tout ! Tu peux changer le monde, encourager les êtres par ton dynamisme et ton exemple ou pervertir ton entourage par tes imprécations. Tu peux le transformer par ton enthousiasme créateur ou le décourager par tes plaintes et tes jérémiades.
Chacun de nous est le Seigneur de lui-même.
Ami vieillard, mon frère, jusqu'à l'ultime seconde demeure le Seigneur de toi-même, en offrant à ceux qui t'accompagnent les derniers feux de ta richesse intérieure, de ton rayonnement, de ton magnétisme personnel. Un seul de tes sourires peut bouleverser le monde. Au moment d'appareiller, offre à tous, en ultime cadeau, ta sérénité devant le grand mystère, communique par le diamant de ton sourire l'inextinguible joie de vivre qui te consume.
La porte franchie, rencontreras-tu le Dieu des traditions et des écritures, le sommeil éternel ou le néant ? Qu'importe ! Que le souvenir de ce que tu as été, survive dans la mémoire de tes proches et de ceux qui t'ont connu et aimé, comme un joyau inaltérable et lumineux dont le rayonnement ne s'estompera que lentement.
Pendant ce temps, le temps que les vers te rongent et que tu redeviennes poussière, les milliards d'atomes, d'électrons formant les molécules qui te composent, remis au pot commun, assureront ta renaissance par une irrésistible et joyeuse métamorphose.

Marc Schweizer

mardi 4 décembre 2007

LES DENTS DE LA MÈRE… et du père.

Les plus de 60 ans sont ceux qui ont le plus de problèmes dentaires et qui recourent le moins aux soins en raison du coût.

Les personnes âgées n’osent pas en général évoquer leur problème dentaire. Et pourtant, toutes les données publiées à ce jour soulignent l’importance des troubles bucco-dentaires après 60 ans et leurs conséquences pour la santé. Lors du congrès de la Société française de santé publique qui vient de se tenir fin novembre à Montpellier, le Dr Fabien Cohen (Société française des acteurs de la santé publique bucco-dentaire) a présenté une série d’enquêtes révélant l’urgence d’un plan pour les soins dentaires des seniors. Ainsi, dans nombre d’établissements médicalisés pour personnes âgées, entre 20 et 50 % des résidents présentant une édentation partielle ou totale ne disposent pas d’appareils dentaires.

Les plus de 50-60 ans n’ont jamais bénéficié des grandes campagnes de prévention lancée il y a trois ou quatre décennies et qui ont contribué à réduire très nettement le risque de caries pour les générations ultérieures. Selon la dernière – et la seule – enquête du Credes sur ce sujet, les maladies de la bouche et des dents arrivent en troisième position dans les pathologies des plus de 60 ans : elles affecteraient 84 % des hommes dans cette tranche d’âge et 97 % des femmes !
Une moyenne de 8,3 dents.

Les enquêtes menées plus récemment dans les établissements pour personnes âgées (maison de retraite ou centres spécialisés dans la prise en charge de la dépendance) révèlent d’énormes besoins qui concernent tous les champs de l’odontologie, soins conservateurs et prothétiques ou mesures de prévention. Une étude effectuée dans l’Essonne dans 41 établissements pour personnes âgées a montré que celles-ci possèdent en moyenne 8,3 dents au lieu de 32 et qu’une dent sur deux présentes est malade. Le même travail a mis en évidence dans cette population une proportion de 34 % totalement édentés dont 40 % ne sont pas appareillés. Sur ces 41 établissements, seulement 2 sont dotés d’un fauteuil dentaire pour soins et examens et 66 % n’ont pas engagé de réflexion à ce sujet. En Poitou-Charentes, une enquête dans le même contexte a fait le même type d’observations, avec pour 47 % des résidents, une édentation antérieure visible lors de la parole ou du sourire. Le même constat a été fait en Bretagne où dans des centres médicalisés pour personnes âgées 36,7 % des résidents nécessitant un appareil dentaire n’en étaient pas pourvus ou encore dans le Val-de-Loire, où sur les 195 établissements ayant répondu à l’enquête, 7 seulement disposaient des modalités permettant une surveillance des problèmes dentaires.

«Les caries dentaires et les maladies parodontales sont des facteurs de risque pour la survenue de dénutrition ou d’endocardite, souligne le Dr Fabien Cohen. La prise en compte de la santé bucco-dentaire ne relève pas seulement de soins de confort, mais d’une véritable question de santé publique nécessitant un plan de formation des personnels soignants comme de ceux qui entourent les personnes âgées.» Les répercussions psychologiques et sociales de l’édentation partielle ou totale sont également loin d’être négligeables.

Article paru dans : Le Figaro Science

Comme ça ils coûtent moins cher, puisqu'ils mangent moins, je sais de quoi je parle… un 4 dents appareillé.

A quand un syndicat de défense des personnes âgée…!!

Allez les "papy-boomer" ont vous attends.


jeudi 16 août 2007

LES SENIORS EN PLEINE FORME, PLEINS AUX AS ET GENEREUX !

L'étude annuelle de HSBC réalisée avec l'Université d'Oxford (Oxford Institute of Ageing) dans 21 pays, révèle des résultats qui remontent le moral.
Pour 84% d'entre eux les préoccupations financières sont "inexistantes". 58% des plus de 70 ans se déclarent en bonne ou très bonne santé. 88% des 60-79 ans s'accordent à dire que "la vie est pleine de promesses". "Les septuagénaires sont les nouveaux quinquagénaires" notent les auteurs de l'étude.
Plus de 90% d'entre eux estiment qu'il est de leur devoir de s'occuper de leurs enfants et petits-enfants. 76% des Français de 60 à 69 ans et 53%des 70-79 ans ont aidé financièrement leurs enfants.
Au-delà encore de cela, ils consacrent au bénévolat entre 3 et 6 heures par semaine, ce qui représente dans l'année près d'un milliard d'heures où ils se mettent au service d'une cause. Les plus de 60 ans continuent aussi à travailler plus de 300 millions d'heures chaque année, ce qui rapporte plus d'un milliard d'euros annuels au fisc.La contribution de plus de 60 ans à l'économie française est estimée à 7,5 milliards d'euros par an.

mardi 31 juillet 2007

POUQUOI APPRENDRE (Vivre et Penser)


Les gens sont souvent assez réticents pour apprendre de nouvelles choses qui leur semblent compliquées; il en va ainisi par exemple de l’informatique, matière qui a le pouvoir d’effrayer le plus grand nombre par sa prétendue complexité. Mais en fait il en est ainsi de tous les domaines d’étude dignes de ce nom, des Mathématiques à l’apprentissage du chinois, de la biochimie à l’étude de la conscience métaphysique chez les présocratiques.


Ce qui effraie, c’est principalement l’ampleur de la tâche à accomplir; cette vision provoque la plupart du temps découragement, on laisse alors tomber à cause d’un mélange de peur et de fainéantisme. En fait l’intérêt de tout apprentissage devrait justement être proportionnel à l’ampleur de l’étude à accomplir; la satisfactiopn résultante n’en est que plus grande, la réussite dans cette épreuve permettant d’en aborder une encore plus ardue et ainsi de suite. C’est la progression, l’évolution de la connaissance et de la conscience de l’individu vers quelque chose qui n’est bien sûr pas le bonheur terrestre tel qu’il se conçoit souvent grosièrement (argent, voiture, vacances…), quelque chose qui tient d’un accomplissement intellectuel. Une évolution qui malheureusement ne se généralise pas forcément dans la nature humaine, la plupart des individus ayant renoncé à apprendre dès la fin de leurs études, écoeurés par des années d’apprentissage qu’ils n’ont pas su apprécier; parfois même ils n’ont jamais réussi à apprendre, un manque de curiosité intellectuelle innée les ayant empêché de pouvoir apprécier l’apprentissage d’une quelconque matière dès le plus jeune âge.

A l’âge adulte, la plupart des emplois sont bien entendu des entraves au développement de l’appétit d’apprentissage, le salarié grogi et hagard ne rentre le soir chez lui que pour s’effondrer sur son canapé et garder le plus possible son cerveau dans l’état d’hibernation intellectuelle dans lequel il a été toute la journée en regardant la télé; de toute façon il ne saurait tenir tout effort intellectuel plus de quelques minutes.

Alors apprendre surtout pour rester lucide, garder cette conscience en éveil, découvrir des horizons nouveaux qui sont autant de moyens de ne pas être englouti par le sable mouvant de la renonciation intellectuelle, garder une pensée saine et complète et parer toute maladie mentale de la vieillesse, tristes représentations de la déliquescence de la raison qui s’est oubliée sur le chemin des âges.

Par Emir Zoubarine

mardi 26 juin 2007

LE CITRON VERT SE METS à TABLE

Après la rubrique “ Mieux vivre” que j’aurais pu appeler vivre autrement, passons à une nouvelle rubrique plus insolite :
“ ALTERNATIVE “.
Dès mon enfance, malgré les avertissements, j’ai mis mon doigt sur le poêle, pour voir si sa brûlait vraiment. Cela ma valu quelques cicatrices au corps et à l’âme.

Le privilège des vieux

Les vieux qui n’en ont plus rien à foutre, voient clair et peuvent enfin dirent les choses carrément - sans calculer ce qu'il pourrait leur en coûter, financièrement ou socialement -, Ils sont à la fois sages, parce que perspicaces, et fous, parce qu'ils sèment la m... C'est là ce qui les rend définitivement admirables.

Bientôt la fin du voyage, mais chacun sait, que pour aller loin, il faut voyager léger, alors je m’allège. Étanchée, la soif de pouvoir, réduite la force de l’égo, finie l’accumulation de biens, le calcul des agios et la course au profit.

Maintenant je me libère du poids des certitudes, et je peu enfin témoigner librement – dans ce blog – des expériences d’une vie hors des chemins battus et des conventions.

J’ai retenu quelques méthodes de développement personnel peu connues, que je mets en pratique depuis de nombreuses années. Ces disciplines ont en commun l’amélioration de la santé physique, psychique et spirituel. elles peuvent-être pratiquée seul, chez vous sans l’aide de personne et elle sont gratuites.

Ces pratiques, qui sont cumulables et complémentaire que je désire partager avec vous, ce sont :

1° L’Art de vivre macrobiotique
2° La Dialectique Universelle
3° Lois d’attraction et pensées créatrices
4° Trouver son double et changez votre futur
5° Do-In et digito-puncture

Ces techniques alternatives sont sans danger, pour autant que vous les étudier et pratiquiez sans faire appel à une tierce personne genre “ Maître ou Gourou”. Quelques livres et une recherche sur internet suffisent. Il existe malheureusement partout des personnes bien intentionnée qui vous veulent du bien en vendant parfois fort cher du vent en échange de votre âme et de votre liberté de pensée.

Quelques règles de prudence cependant s’impose :

1° Lorsque c’est nécessaire, et uniquement dans ces cas, ne payer que les frais réels (livres, fournitures, conférences, frais de pension,etc.) Ne jamais payer des sommes importantes, parfois plusieurs milliers de francs pour un enseignement ou des promesses de pouvoir exceptionnel. ( Reiki - Avatars ). N’acceptez pas de verser une dîme mensuelle (10% de votre salaire) pour appartenir à un groupe, une association ou une secte quelconque.

2° Avancez à votre propre rythme, ne vous laissez pas entraîner dans des zones inconnues, par des inconnus même et surtout s’ils vous donnent la main.
Méfiez vous du prosélytisme actif.

3° Veillez à conserver en permanence votre liberté de choix, de mouvement, de pensée, de contradiction et de renoncement le cas échéant.

Ces 3 points ne souffrent aucune exception si vous voulez évoluer mentalement et spirituellement tous en restant un homme ou une femme libre.

Voilà, maintenant après ces quelques précautions, vous pourrez profiter sans inquiétude, des techniques de mieux-être que je vais développer sur ce blog.

Mais n’oubliez pas qu’une théorie sans pratique est inutile et que la pratique sans théorie n’est pas efficace et peut même être néfaste.


mercredi 23 mai 2007

VIEUX SAGES, VIEUX FOUS, MÊME COMBAT

Par Claude Monnier Journaliste, chroniqueur du « Matin Dimanche » en Suisse Romande.

Quand j'étais gamin, l'expression «le vieux de la montagne» me faisait rêver. Je me disais que si un jour je pouvais moi aussi devenir comme ça, plein d'années et de sagesse, ce serait vachement bien. Or, voici que j'approche de l'âge où les jeunes commencent en effet à dire: «Toi qui es un vieux sage. ..» - ensuite de quoi ils posent des colles existentielles qui laisseraient pantois Dieu le Père Soi-même! Mais si les vieux sont vraiment sages (raison peut-être pour laquelle on leur cède, de loin en loin, la place dans le tram...) et que la sagesse est - comme chacun le prétend - une qualité admirable et recherchée, pourquoi s'inquiète-t-on tellement du vieillissement de nos populations? Si, en vieillissant, nos humaines sociétés sont destinées à devenir de plus en plus sages, où est le mal? Je vous concède qu'il faudrait d'abord être au clair sur ce que recouvre le terme «sagesse», Dans un long et passionnant article, «The Older-and- Wiser Hypothesis» (L'hypothèse «être plus vieux, c'est être plus sage), paru dans le New York Times du 6 mai dernier, Stephen S. Hall montre que, depuis trente ans, plusieurs chercheurs en sciences sociales, américains et européens, s'escriment, le mot n'est pas trop fort, à définir la notion de «sagesse» de manière précise. Une précision dont ils ont besoin pour élaborer des tests qui permettront de chiffrer le niveau de sagesse des individus. (On peut s'essayer à un test de ce genre, qui vaut ce qu'il vaut, développé par l'Université de Floride; sur le site Web du New York Times, en regard de l'article de Hall).

Le problème de définition est d'autant plus délicat que l'équation «vieux = sages») s'est forgée à des époques où les gens qui atteignaient l'âge de cinquante ans étaient aux yeux de tous des vieillards hypervénérables, mais avaient toute leur tête. Alors qu'aujourd'hui, les vieux atteignent aisément 90 ans ou davantage, mais perdent parfois, au long de ce long parcours, une partie de leurs fonctions cognitives.

Quoi qu'il en soit, six des éléments de définition proposés par cette flopée de chercheurs m'ont paru particulièrement convaincants. Ainsi serait sage celui qui a:

1. une vision claire du fonctionnement de la nature humaine, en temps de difficultés notamment.
2. une capacité de maîtrise nuancée de ses émotions.
3. une tendance naturelle à se centrer sur les autres et non sur soi
4. le talent de tirer enseignement des expériences qu'il à vécues au cours de sa vie.
5. l'instinct de se concentrer sur l'essentiel – instinct particulièrement notable chez les vieux parce que leur «horizon temporel » est court: pour eux, c'est maintenant ou jamais.
6. une humilité essentielle, car le vrai sage ne pense jamais qu'il est sage!

Bref, on pourrait être sage sans être vieux - allez, les jeunes! Ce qui n'empêche que la vieillesse devrait être un terreau favorable à l'épanouissement de la sagesse - me voilà rassuré! Mais là, oups… patatras, surgit un ultime paradoxe.

En effet, même si les adultes et les jeunes affirment volontiers éprouver du respect pour la sagesse des vieux, ils disent aussi souvent des vieux qu'ils sont de «vieux fous»! Quelle est la clé de ce paradoxe?

Elle est simple: les vieux qui voient clair et disent les choses carrément - sans calculer ce qu'il pourrait leur en coûter socialement -, sont à la fois sages, parce que perspicaces, et fous, parce qu'ils sèment la m... C'est là ce qui les rend définitivement admirables.




jeudi 10 mai 2007

IL FAUT VINGT ANS POUR FAIRE UN VIEUX

ART DE VIVRE. Mourir quand on veut et comme on veut. C'est le thème du dernier livre, magnifique, de Benoîte Groult.


Elle peste et proteste, l'œil gris comme un avis de gros temps sur West Ireland. Tous ces hommes, Jean-Louis Servan-Schreiber, François de Closets, qui prétendent raconter la vieillesse du haut de leurs 65, allez, au mieux, 70 ans... Benoîte Groult, 86 hivers depuis la semaine dernière, les regarde du grand large: «Ils n'ont encore rien vu, ils sont dans l'enfance du grand âge. Il faut vingt ans pour faire un vieux. Exactement comme pour fabriquer un adulte.» On naîtrait vieillard vers 65 ans, dit-elle, et on grandirait jusque vers 85. Après... On commence à penser à appuyer sur la «Touche étoile», titre de son dernier livre (1). Comme Mireille Jospin et Claire Quillot, parties quand elles l'ont choisi. Parce qu'au-delà de cette limite, «c'est irréversible et accéléré»: «Tous les ans, on regrette l'année précédente. J'en suis à pleurer sur le paradis de mes 83 ans, c'est dire.» Il faut connaître ses propres limites, symbolisées par l'essentiel. Pour Benoîte Groult, c'est un filet à crevettes. Quand elle ne pourra plus traquer le bouquet sous les varechs du Morbihan, sa vie ne vaudra plus la peine d'être vécue. Même si elle n'a pas fait que ça depuis 1920.

Benoîte Groult fait la promesse de partir vivante. Pas «à demi morte» aux commandes d'un déambulateur, elle qui godille encore dans sa baie bretonne. Elle cite Louis Aragon: «Que s'est-il donc passé? La vie et je suis vieux», et se fait prosélyte pour l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, son ultime objet de militantisme. Arguments: «On a le droit de faire toutes les conneries que l'on veut toute sa vie. Se marier, se tromper, divorcer et même de se suicider. Mais au moment de mourir, terminé la liberté. On devient le jouet de forces adverses dont on n'a rien à faire, la morale, le pape, ou des médecins qui ne veulent pas entraver leur carrière.» Benoîte en veut à la France, comme au temps de la loi Neuwirth en 1967, quand les députés de tous bords s'effrayaient de ces femmes bientôt autorisées à prendre la pilule, qui allaient «se comporter comme des chiennes dans les rues». Ou comme avant la légalisation de l'avortement, autorisé après qu'elle en a subi cinq. «Le refus de la naissance choisie et de la mort choisie, c'est la même idéologie contre la liberté.» Elle prévient: «Mais on finira par y venir pour des raisons économiques qui seront les pires: on ne va plus savoir quoi faire de tous les vieux, les hospices vont déborder, et les retraites ne seront plus payées.» La vieillesse est un délit et la mort, le dernier vrai tabou, dit celle qui fulmine contre son «pays rétrograde», prête à un ultime voyage en Belgique. La mer y est triste certes, mais «euthanasie» (belle mort, en grec), n'y est plus un gros mot. «Dans ma jeunesse, c'était «vagin», le mot interdit. Dans le Larousse, on trouvait pénis, testicules, même bite et couilles. Mais pas vagin. Nos organes, par lesquels passe toute l'humanité, étaient innommables.»

Quatre-vingt-six ans et toutes ses dents, Benoîte Groult. Et droite comme une plume, la pommette rose. «J'ai fait deux liftings. Pour moi d'abord, car ma peau vieillissait plus vite que moi, je me trouvais l'air antipathique. Et contre tous ceux qui pensaient que les féministes étaient vieilles, moches et mal baisées. Je n'ai rien été de tout ça.»

Au mur de son appartement parisien, une grande photo d'elle entre deux hommes, dans un paysage du Kerry irlandais cher à son cœur: François Mitterrand et l'écrivain Paul Guimard. Paul, conseiller du président de 1981 à 1986, était son mari. Pour lui, la vieillesse était un caillou sur une plage déserte. Il est mort à 83 ans d'avoir trop fumé, trop bu, trop vécu. Il disait de leur couple: «Nous marchions du même pas.» Quand Benoîte avait présenté Paul, cinquante-deux ans plus tôt, sa mère s'était écriée: «Un homme beau! Tu vas souffrir, ma fille.» Elle a souffert. Et même écrit un livre sur la jalousie, le Féminin pluriel, en guise de thérapie. Elle conseille d'écrire des livres plutôt que de suivre des psychanalyses.

Benoîte Groult a écrit sur tout. Les jeunes filles rangées, les femmes rompues, la force de l'âge mûr, et maintenant la vieillesse, dans son livre «testament». Son œuvre est un livre de toute la vie, la sienne, une rampe pour toutes les générations. A la façon de Simone de Beauvoir, l'humour en plus. Son Deuxième Sexe à elle, écrit à 55 ans et intitulé Ainsi soit-elle, s'est vendu à 1 million d'exemplaires. Dans ses livres,

Benoîte Groult mélange ses maris, ses amants et ses réflexions politiques. Elle a raconté l'enfant(e) élevée à Sainte-Clothilde, appelée à devenir femme au travers de modèles édifiants: Bécassine, la sainte Vierge - «sûrement l'invention la plus perverse!» - et Jeanne la Pucelle. Elle était complexée d'être fille, rabaissée surtout par sa mère, grande bourgeoise parisienne élégante, habillée par son frère le couturier Paul Poiret. La petite fille qui voulait devenir institutrice n'était jamais assez belle, jamais assez brillante pour cette mère (morte en 1967 de la maladie d'Alzheimer), amante de Marie Laurencin à une époque où les amours saphiques faisaient sourire dans le milieu des Groult, artiste et déluré. Le père, décorateur lancé, s'en amusait. La mère ordonnait à ses filles Benoîte et Flora (morte en 2002 de la maladie d'Alzheimer) de ne jamais dépendre d'un homme. Cela a conduit Benoîte à devenir professeure, journaliste à la radio, puis écrivaine, selon sa grammaire féministe. Mais ne l'a pas empêchée de se marier comme une oie blanche au journaliste toulousain Georges de Caunes, dont le grand mérite fut de lui faire comprendre ce qu'est un macho. «Mon chéri, ce n'est pas grave, on va remettre ça», lui a-t-il dit devant le berceau de leur première fille Blandine. A la deuxième, Lison, il était vraiment en colère, et Benoîte se souvient d'avoir pleuré comme Soraya, incapable à la même époque de donner un héritier au trône d'Iran. Georges de Caunes n'a pas connu Constance, fille de Paul Guimard. Les trois filles de Benoîte ont eu trois filles. Flora, sa sœur unique, a eu deux filles. Le premier garçon de la lignée, après trois générations, est attendu bientôt.

Benoîte Groult a beaucoup œuvré pour féminiser la planète et le dictionnaire des professions. C'est à elle qu'on doit la ministre, l'avocate et la procureure. Elle a calé sur le féminin de recteur car ses détracteurs, académiciens en tête, ironisaient sur les futures «rectales». «Ce sont les mêmes qui ne jurent que par les excès du féminisme. Quels excès? Pour un mouvement qui représente la moitié de l'humanité oppressée, il aurait pu y avoir beaucoup de zizis coupés.» Benoîte voudrait entendre dire un jour «une belle vieillarde comme on dit un beau vieillard». Car l'injustice poursuit les femmes, «ces vieilles peaux», jusque dans le grand âge, quand la séduction, «malheureusement», n'est plus qu'un souvenir. Elle rêve plus qu'elle ne se bat pour le droit à l'amour féminin après 75 ans, «comme Gregory Peck». Elle ne milite plus beaucoup. Mais serait prête à remonter sur une estrade pour faire élire Ségolène Royal. Et même vivre jusqu'à l'élection présidentielle, par la même occasion. Après, il sera temps peut-être d'appuyer sur la touche étoile.

Pascale Nivelle
Mercredi 29 mars 2006


* La Touche étoile, Grasset, parution en avril.

mardi 8 mai 2007

1° – VIEUX GROS ET RADIN


Coup de gueule d’un vieux maigre, prodigue et fauché de 75 ans.

Bien sûr c’est de la provocation, mais c’est aussi un constat que je fait chaque jour en faisant mes courses au super-marché de mon quartier.

Je me moque pas, bien au contraire, c’est plutôt la compassion pour mes semblables qui m’anime, car l’association de ces trois comportements que je définirais d’une manière moins caricaturale par :

« Retraité du 3è âge économe et corpulent »

Comme ça c’est mieux, c’est plus consensuel !

Eh bien… l’association de ces trois états aboutit obligatoirement à des problème de santé, à la maladie et finalement à la mort.

Je m’explique; une personne de plus de 65 ans qui a derrière elle une longue carrière de dur travail est forcément fragilisée et tout le monde sait que tout sur-poids pondéral multiplie les risques de maladie. Ce n’est ni les médecins, ni les assurances qui me contrediront sur ce point.

Mais que vient faire l’économe, le radin, le rapiat, que dis-je…l’avare, dans ce cas de figure.

Si vous allez comme moi faire vos courses le matin avant 10 heures comme de nombreux retraités… oui, parce qu’ il y a moins de monde… plus de place pour ce garer, et…! les meilleures actions sur la marchandise.

Là…t'as vu… 25% – 50% annoncée par de grosses étiquettes rouges fluo, faudrait-être miro pour pas les voir.

Arrivé à la caisse,vous remarquerez, discrètement, que les caddys de ces gens là…! déborde de merde…oui, oui… de merde étiquetée en rouge.

Arrivé au parking, vous remarquerez, non moins discrètement, restons poli que ces gens là… enfourne leurs merde alimentaire à bas prix, dans un vaste coffre de Mercèdès ou de BMW quand ce n’est pas un 4 X 4 de 2 tonnes. (Bon d'accord c'est en Suisse)

Si vous ne me croyez pas, allez y voir par vous même.

Produits à prix cassés, produits en fin de vie, flétri, obsolètes, à liquiderau plus vite, avant de perdre dessus. Tous comme nous les vieux, je me trompe, demandez aux assureurs.

Alors ne vous plaigniez pas si nous sommes dans le collimateur des actifs, et des jeunes qui paye des primes d’assurance scandaleusement élevée pour nous permettre de vivre encore quelques années de plus.

Car de la tête aux pieds, l'homme est constitué tout simplement par ce qu'il mange...


Mais ça tout le monde préfère l'ignorer.


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lundi 7 mai 2007

2°– N'ATTENDEZ PAS D'ÊTRE VIEUX POUR RESTER JEUNE















Attention, cette lecture peut troubler certains esprits traditionnels, pourtant tout est véridique et a déjà été vécu par des milliers de personnes.

Entrons dans le vif du sujet, c’est à dire ce qui est appelé vulgairement “ la vieillesse – la retraite – le 3ème âge, voir le 4ème. – bref la fin de vie – les vieux.

Une vie comporte selon l’ancienne spirale logarithmique de l’ordre de l’univers; en gros trois étapes:

  1. L’adolescence = 20 ans (de 1 à 20 ans)
  2. L’âge adulte = 40 ans (de 20 à 60 ans)
  3. La vieillesse = 80 ans (de 60 à 140 ans )

Total…? 140 ans, c’est l’âge naturel biologique que nous pourrions atteindre, si… nous ne faisions pas tout notre possible pour raccourcir ce terme.

A ce propos… les hommes, depuis des millénaires, ont démontré une imagination et une ingéniosité débordante : exemple en vrac.

Anthropophagies – Sacrifices humains – guerres – bombe atomique – napalm – génocides – Jeux du cirque – condamnations à mort – bûcher – pendaison – guillotiné – fusillé – gazé – chaise électrique – injection létale – accidents automobile – alcool – drogue – mal bouffe – famines – pollution – suicide.

Comme si cela ne suffisait pas, depuis l’avènement de l’ère industrielle, soit un peu plus d’un siècle, les hommes ont quitté les campagnes par dizaine de millions, pour se concentrer dans d’immenses mégalopodes insalubres et nauséabondes. Là, ils ont rapidement oublié la relation privilégiée qu’ils avaient avec Mère Nature, qui pendant des millénaires leurs avait fourni l’essentiel de leurs besoins vitaux.

Toute les connaissances des lois de la Nature, qui ont permis à l’espèce humaine de se développer harmonieusement durant plusieurs millions d’années ont totalement disparu, remplacée par une pharmacopée chimiques, des substituts alimentaires artificiels et des conseils diététiques absurdes. Des règles de vie en totale contradiction avec la conservation de la vie se sont substituées aux anciennes traditions qui avaient fait leurs preuves sur des milliers d’années en donnant naissance à des peuples infatigables qui créèrent de magnifique civilisation, dont nous sommes tous les descendants.

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dimanche 6 mai 2007

3°– L'ESPÉRANCE DE VIE


Envers et contre tous, la population mondiale continue à croître, elle est de : 6 613 584 808 personnes le dimanche 15 avril 2007 .

( Population mondiale )


Chaque année, les médias nous rappellent que nous avons encore gagner quelques mois supplémentaire à vivre.




En 2006 selon les statistiques de l’OMS l’espérance de vie dans les sociétés avancées est de 84 ans pour les femme et de 76 pour les hommes. La moyenne planétaire et de 65 ans.

Paroles...Paroles... comme dit la chanson ; mensonge, désinformation. Les moyennes d’âge que l’on nous jette en pâture à tout bout de champ, sont le résultat de statistiques, c’est à dire de données virtuelles, qui ne reflètent aucunement la réalité de la vrai vie. Des statistiques à l’usage exclusif des assureurs, des services fiscaux, du ministère des armées et finalement des pompes funèbres. Ces chiffres n’ont aucune valeur pour monsieur tout le monde, si ce n’est de le rassurer. La vie est un long fleuve qui s’allonge de jour en jour, super ! attendons et payons nos caisses de pension rubis sur l’ongle.

Facile… qui voudrait entendre un autre discours, que celui-là... lénifiant à souhait, et qui arrange tout le monde... nous – eux: l’industrie pharmaceutique – l’industrie de la santé – l’industrie de la recherche, etc. etc.

Depuis 60 ans, pour la première fois, en Europe, on laisse des vies aller naturellement à terme, plus d’abattoirs géants à ciel ouvert, capables d’avaler des millions de vie d’un seul coup, alors bien sûr on se retrouve avec des vieux en surplus et personne ne sait plus qu’en faire... et puis ils coûtent si cher !

Allons l’armée des vieux et futurs vieux; allons tous les “génaires”; sexagénaires - nonagénaires - centenaires et plus si affinité, c’est pas encore le moment du repos éternel, bien que chacun devrait être libre de choisir l’instant de se coucher pour une ultime et dernière fois.

Franchement… vous y croyez vraiment ! arriver comme ça, peinard, à 80 ans simplement parce que les statistiques l’ont dit ; mais regardez autour de vous ce qui se passe. Actuellement ceux qui sont nés avant les deux guerres mondiale ont 85 ans et plus, ils auront bientôt tous disparu, Paix à leur âme. Mais la grande armée des vieux, ceux qui sont en première ligne maintenant sont né entre les deux guerres – 1930-1940 –, ce qui leur fait 65 à 75 ans (j’en suis) après ça va être carrément l’invasion le papy boum qui va ruiner les assurances sociales des pays Occidentaux.

Alors là, deux cas de figure ; ou les statistiques disent vrai et dès les années 2015, finies les assurances sociales; caisses de pension à plat, assurances vieillesse et invalidité coulées, EMS débordés; misère assurée, maintenant ont meurt chez soi de froid, de faim ou d’ennui.

Deuxième cas de figure pas plus réjouissant ; les papys du baby-boum n’arriveront pas jusque là, ils seront morts avant.... de quoi ? Bon s’il faut énumérer, énumérons.
Toujours selon les statistiques officielles pour les pays occidentaux les principales causes de mortalité sont :

  • 1er cause : les maladies cardio-vasculaire (embolie – infarctus – crise cardiaque – obésité – accident vasculaires cérébraux.) a égalité avec les cancers ( poumons - prostate - seins - côlon - vessie - pancréas.)
  • 2è cause : les maladies mentales et les suicides.
  • 3è cause : les BPCO (broncho-pneumopathie-chronique-obstructive)
(d’après Doctissimo santé.fr)
  • 4è cause : médecins et services médicaux. (maladies iatrogènes - traitements médicaux)
(L'article original est paru dans le Journal American Medical Association Vol 284 July 26, 2000)

Suivent par ordre d'importance:
  • Accidents de la circulation – accidents du travail – violence urbaine.
  • Maladies digestives :
  • Maladies infectieuses : SIDA - tuberculose - légionellose
  • Maladies dégénératives : Alzheimer – Kreuzfeld-Jacob – gangrène
la dernière cause de mortalité, est la mort naturelle ! Partir durant son sommeil, qui ne rêve pas d’une pareille mort... douce. Eh bien à l’heure actuelle seule 1 personne sur 10.000 bénéficie d’un tel privilège.

Selon une étude Canadienne effectuée en 2004 sur 100 000 personnes; 70 000 décèdent avant 65 ans. Encore un petit effort et plus personne n’arrivera à la retraite.

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samedi 5 mai 2007

4°- SI VOUS ÊTES ENCORE EN VIE


Si vous êtes toujours en vie à plus de 70 ans, après avoir évité tous les obstacles mortels, mis sur votre route c’est que :

1° Vous avez eu un bon jugement au cours de votre vie.

2° Vous avez hérité de vos parents une très bonne constitution.

3° Vous n’avez pas abusé de cette énergie vitale reçue à la naissance.

4° Vous êtes un homme ou une femme “ bionique “, prolongé de vie artificiellement .

(organes défaillants remplacés par des greffes ou des organes artificiels)

Ou encore que vous avez eu de la chance, mais ça personnellement je n’y crois pas.

Voilà la réalité, d’ailleurs confirmée, si vous jetez un regard autour de vous, par la disparition de la plupart de nos proches contemporains. Et n’oublions pas que les personnes nées avant-guerre avaient une bien meilleure constitution que les générations d'après-guerre.

Le plus dur est de vivre jusqu'à 65 ans ? Passé cet âge, les taux de mortalité sont très faible. Aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Avant 65 ans les décès sont souvent liés à des morts violentes (accidents ou à des comportements à risques, alcool, drogues, sida, tabac, etc). Une explication pourrait être que les personnes les plus sujettes à des comportements à risque décèdent prématurément et que la population restant en vie est "sélectionnée" pour sa bonne santé et davantage épargnée par la suite.

Le seul moyen de connaître le taux de survie réel d’une population donnée, serait de suivre l’évolution de… par exemple; 1000 personnes née en 1930 d’après les registres d’état civil d’une grande ville n’ayant pas subi de catastrophe naturelle ni de guerre.

Ce qui nécessite de connaître le lieu et la cause du décès de chaque personne et donc de mener une véritable enquête policière pour tous les cas où une personne est morte dans un autre lieu que son lieu de naissance. Ce qui semble impossible, a posteriori, 70 ans après. Le coût et les difficultés d’une telle opération seraient disproportionnés par rapport à un résultat que personne ne veut véritablement connaître.

L’autre possibilité c’est de mener une opération de recherche en temps réel sur un laps de temps de 100 ans, ce qui nécessite une forte volonté politique pour obtenir la connaissance des résultats… au siècle suivant.

Donc tenons-nous-en aux sacro-saintes statistiques et autres calculs de probabilité avec tout ce qu’ils ont d’aléatoires et d’inexacts. Comme par exemple la moyenne de vie des aînés en constante augmentation, obtenue parce qu’il y a beaucoup moins d’enfant qui meurent en bas âge, et qu’il y a de plus en plus d’aînés dont la vie est prolongée artificiellement, parfois même contre leur gré.

Quelle donnée statistique ne mesurera jamais l’angoisse et la détresse des parents d’un enfant atteint d’une grave maladie.

Quelle échelle ne mesurera jamais la souffrance des malades atteints d’un cancer ou ceux greffés d’un cœur, d’un rein ou d’un foie.

Et les mutilés, quelle qu’en soit la cause, peut-on évaluer le traumatisme de la mémoire du membre perdu.

Faut-il avoir perdu tout respect pour la vie et de celui qui la créée, pour n’en prendre aucun soin et même souvent pour détruire son réceptacle, ce magnifique corps plein de vitalité héritée de nos lointains ancêtres, et transmis de génération en génération depuis des milliers d’années.

Faut-il avoir soif de vie et crainte de la mort, pour accepter de remplacer dans la douleur, morceaux par morceaux, comme les pièces mécaniques usées d’une vieille voiture, un corps biologique naturel contre un corps bionique artificiel.

Le comble de tout, si vous avez échappé à l’ensemble des traumatisme vitaux au cours d’une vie bien remplie, que vos capacités cognitives soient intègres, comme “récompense finale”, vous aurez la “chance” de passer les dernières années de votre vie oublié de tous, conservé en l’état, avec d’autres inconnus dans la même situation, dans un EMS perdu au fin fond d’une banlieue sordide ou dans quelque village isolé en rase campagne. Réjouissez-vous d’avance pour ces dernières vacances.



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