Votre mort nous intéresse
Aide au suicide dans les EMS: vers la fin d'un tabou ? L’association d’assistance au suicideEXIT fait encore parler d’elle ! Elle vient de lancer une initiative populaire dans le canton de Vaud pour pouvoir entrer dans tous les EMS au bénéfice de subventions publiques. Le but d’EXIT : faciliter l’aide au suicide des résidents d’EMS qui en feraient la demande. Dans notre société où la durée de vie s’allonge et avec elle des pathologies comme Alzheimer et autres démences, cette initiative soulève des questions importantes, délicates, voire dérangeantes. Choquante, excessive, inacceptable pour certains, cette initiative ouvre un débat public sur la pratique - encore relativement taboue – de l’assistance au suicide en fin de vie.
La polémique fait rage dans la plupart des pays européens concernant le droit au suicide assisté pour des personnes en fin de vie. En Suisse où ce droit est déjà acquis à titre privé, on veut aller encore plus loin, apporter cet ultime service, au coeur du problème, là ou il y a la plus grande densité de demandeur au bout du rouleau : dans les EMS ( établissements médicaux sociaux).
Reportages, films, témoignages sur ces hôtels du dernier voyage, d'où l'on ne ressort qu'allongé dans un corbillard, sont de plus en plus présents dans les médias. Après les avoir entendus et visionnés - si vous en avez le courage - s'il vous restait encore un peu d'espoir pour vos derniers jours, celui çi aura définitivement disparu. Ne subsistent alors qu'angoisse et désespérance pour votre propre fin. Pour accepter cette triste destinée, ne reste que le déni ( je ne veux pas le savoir), ou une chance aléatoire de ne pas en arriver à cette terrible extrémité.
C'est cette résignation morbide, qui malheureusement, contribue à considérer une fin de vie en EMS comme normale, un mal nécessaire auquel la plupart d'entre nous doivent s'attendre. Mais ce qu'il faut bien savoir, c'est que rentrer dans de tel établissement et déjà une sorte de suicide social. Dès la porte franchie, vous n'êtes plus maître de votre destin et encore moins de votre mort, suicide ou pas.
Alors suicide assisté en EMS ou soins palliatifs, là n'est pas la véritable question. La seule est unique interrogation que l'on doit se poser, c'est… - est-il possible d'éviter cette tragique dernière séquence et si oui ?Comment ?
Voilà quelques pistes que j'ai expérimentées jusqu'à ce jour, j'ai 75 ans.
Tout d'abord, ne pas attendre la retraite ou une incapacité physique pour y réfléchir. C'est dès l'âge de cinquante ans qu'il faut commencer à modifier son mode de vie. Changer volontairement des habitudes profondément ancrées, sans attendre le coup de semonce de la maladie, est extrêmement difficile, certains n'y arrivent jamais.
Pour s'en convaincre et se motiver, il suffit de regarder autour de nous, dans notre propre famille, parmi nos connaissances plus âgées, ce qui se passe et comment certains terminent tristement leur vie. Aller visiter un proche dans un EMS ou dans un hôpital de gériatrie est souvent une épreuve traumatisante. Assister à la déchéance physique et mentale d'êtres aimés est l'expérience la plus terrible qui puisse arriver, pire que la mort.
Éviter cela, vaut tous les sacrifices, nous avons eu 50 à 60 ans pour profiter des plaisirs que nous offre la vie, - pour autant de ne pas avoir dépassé la limite du non-retour - il est temps maintenant de mettre un frein à certains comportements dangereux pour la santé connus de tous : l'abus de tabac - d'alcool - de sexe - de bonnes bouffes - et d'excès en tout genre. Commencer assez tôt permet de changer en douceur. Attendre le jour de la retraite pour prendre ces bonnes décisions et parfois trop tard et trop pénible. En tout cas, à 65 ans, ces problèmes doivent avoir été réglés. Une nouvelle vie plus saine, installée et acceptée pour les 30 à 40 années suivantes octroyées, non pas par la chance ou le destin, mais de sa propre volonté.
Par cette prise de conscience, suivie d'une reprise en main radicale, le spectre d'une déchéance finale inéluctable s'éloigne et finit même par disparaître. Maintenant il est possible d'envisager avec confiance et sérénité un avenir riche d'expériences nouvelles, de développement spirituel et de mieux-être. J'ai écrit 14 articles dans la rubrique "Mieux Vivre" de ce blog, que je vous conseille de lire ou de relire. j'y décris l’essentiel des précautions nécessaire, voire indispensable pour éviter de finir sa vie dans un établissement médicalisé, mais pas socialisé.
Pour lire, cliquez sur le titre -
- Vieux gros et radin.
- N'attendez pas d'être vieux pour rester jeune
- L'espérance de vie
- Si vous êtes encore en vie à 70 ans.
- La jeunesse éternelle.
- Les seigneurs du temps.
- La trilogie secrète
- La retraite est là.
- Penser et créer.
- Manger.
- Bouger.
- Une journée idéale.
- Soyez sourds et aveugles aux sirènes publicitaires.
- Alimentations des seniors.
- Surmonter le mythe de l’ordinateur.
- Rester en rapport avec les autres, en s’intéressant à leur univers.
- Ne pas croire que notre expérience soit forcément valable aujourd’hui.
- L’évocation du passé ou de sa santé n'a, d’intérêt que pour nous-mêmes.
- Éviter que ceux qui viennent vers nous sachent d’avance ce que nous allons leur dire.
- Être disponible pour son prochain.
- Ne pas croire qu’à un certain âge on a droit à la considération générale.
- Enfin, surtout retrouver le sens de l’émerveillement devant cette grande aventure qu’est la vie.







